lundi 3 juillet 2017

Rencontre au Ministère...

Alain REI - président du GDiD - et Pierre LOMBARD avaient rendez-vous jeudi 29 juin avec M. Thierry LEDROIT, conseiller territoires et politiques interministérielles au cabinet du Ministre de l'Education nationale.

M. LEDROIT connaissant déjà le GDiD, le temps de présentation de notre association a été réduit. Ainsi le GDiD ne repart pas de rien, et peut d'emblée se remettre à travailler avec la cabinet de M. le Ministre Jean-Michel BLANQUER et ses services.

M. LEDROIT s'est montré très à l'écoute des propos d'Alain REI et Pierre LOMBARD, qui ont pu rappeler l'objectif du GDiD, soit la création d'un statut pour le Directeur d’école s'appuyant sur le référentiel de décembre 2014, avec donc une "entrée métier". Ce référentiel-métier que beaucoup de Directrices et Directeurs ne connaissent pas encore vraiment appelle d'ailleurs à ce que le GDiD reprenne également un travail nécessaire sur la relation professionnelle avec les IEN qui pour certains veulent l'ignorer.

Les écoles veulent être autonomes dans leurs choix et leurs moyens, mais cette autonomie doit être précisément définie, d'autant qu'elle ne peut aller de pair qu'avec une évaluation des contraintes et des résultats. Clairement, selon le territoire et la taille des écoles, il n'est pas possible de créer partout un seul et unique type de structure.

Selon M. LEDROIT pour l'instant la priorité du ministère se concentre sur la rentrée 2017 et la mise en place des mesures annoncées par M. BLANQUER, particulièrement les rythmes et le dédoublement des classes de CP en REP ou REP+. Mais il sera utile et nécessaire de discuter de nouveau de l'autonomie des écoles, et pour cela un prochain rendez-vous est envisagé pour le mois d'octobre.

Le secrétaire, Samuel AUXERRE

dimanche 2 juillet 2017

Au fil de l' "Onde"...

Un de nos membres actifs, avait organisé il y a quelques mois un sondage sur « Onde » pour obtenir l’opinion des participants volontaires quant à ce programme en ligne qui nous concerne tous. Il avait obtenu 176 réponses, et de très nombreux commentaires plus ou moins enthousiastes…

C'est à lire sur le site du GDiD: http://gdid.education/

lundi 26 juin 2017

Courrier aux membres - Juin 2017...

Chère ou cher collègue,

Non, le GDiD n’est pas mort ! Il fait peau neuve... et il était temps.

La force de notre association fait aussi sa faiblesse. Nous y sommes bénévoles, bien sûr, mais surtout nous sommes des directrices et directeurs en poste. De fait, la complexification de nos missions et l’accumulation des tâches sont venues contraindre notre disponibilité associative.

Pourtant, malgré nos responsabilités scolaires accrues (… nos charges familiales itou) nous avons fait entendre la voix de notre association. Au milieu des changements ministériels, et le va et vient des mesures dites « actées », nous avons obtenu et préservé ce qui fait la colonne vertébrale autour de laquelle se structurera le statut du directeur et l’autonomie de « l’école-établissement » :

  • référentiel-métier à formation accrue + recrutement mieux ciblé ;
  • GRAF, devenu « classe exceptionnel » (ce qui est souvent le cas) au gré des fluctuation des rapports de force…

… et, aussi important sur le fond :

  • charte du pilotage par la confiance avec le SI.EN-UNSA ;
  • 16 engagements pour les directrices et directeurs d’école.

La mutation de notre stratégie devenait indispensable pour s’inscrire dans ce paysage nouveau où il n’est plus question de savoir s’il faut ou non un statut au Directeur, mais de quel statut on doit doter le Directeur. Dans le contexte supplémentaire d'un changement de gouvernement, le GDiD devait également se faire reconnaître des nouvelles instances de notre ministère. C'est pourquoi dès le 1er juin nous avons contacté M. Blanquer pour expliquer notre travail et nos revendications. Nous avons rendez-vous jeudi 29 juin avec son cabinet, ce qui nous permettra de nous présenter et de nous expliquer, avant d'autres relations que nous espérons fructueuses.

La transition donc était en gestation, la démission de notre trésorier/Webmaster, que nous saluons et remercions pour son travail depuis tant d’années, l’a précipitée. Pour l'accompagner, nous vous proposons de nouveaux outils de communication (attention! Les anciennes adresses, quand elles sont encore actives, ne sont plus gérées par nous, et nous déclinons toute responsabilité quant à ce qui y est présenté.). Nous mettons à votre service :

  • le présent blog, qui vous présentera l’information du GDiD ;
  • un groupe Facebook pour discuter et partager vos idées et vos questions ;
  • d’autres outils, dont un site rénové en pleine construction que vous pouvez trouver ici...

Reste que si on peut, objectivement, se féliciter des avancées « textuelles » qui concernent les Directrices et Directeurs d'école, il est difficile, même avec le plus grand optimisme, d’en voir une quelconque concrétisation sur le terrain. Pire, la promesse d’une autonomie aiguise des appétits (IEN qui se voient en chef d’établissement regroupant les écoles d’une circo, Principaux de collège qui voient l’opportunité d’une plus grande surface à leur « pouvoir ») tout en crispant les postures pro statu quo.

Il ne faut pas baisser les bras, il faut continuer de peser pour une école de proximité, à taille raisonnable, avec un Directeur ou un personnel de direction issu des rangs des professeurs des écoles, et surtout qu’à terme TOUS les Directeurs soient reconnus par un statut spécifique qui corresponde aux attendus du référentiel-métier.

Plus cohérent sur le fond, plus réactif sur la forme et toujours à l’écoute de la profession. Ce n’est donc pas un « retour » du GDiD, mais l’amorce d’une 2e étape pour le GDiD.

Le GDiD est une association de et pour les directrices et les directeurs qui assument pleinement la nature leurs missions et exigent d’être reconnus comme tels.

Alain REI, Samuel AUXERRE, Pierre LOMBARD

dimanche 25 juin 2017

Trois infos et questions...

Trois infos et questions :

1) Dans le contexte d'un changement de gouvernement, le GDiD devait se faire reconnaître des nouvelles instances de notre ministère. C'est pourquoi dès le 1er juin nous avons contacté M. Blanquer, Ministre de l’Éducation nationale, pour expliquer notre travail et nos revendications. Nous avons rendez-vous jeudi 29 juin avec son cabinet, ce qui nous permettra de nous présenter et de nous expliquer, avant d'autres relations que nous espérons fructueuses.

2) Notre nouveau site est en cours d'élaboration: http://gdid.education Il manque plein de choses mais nous aimerions savoir si nous ne nous fourvoyons pas. Donnez votre opinion dans le groupe Facebook du GDiD !

http://gdid.education/

3) Enfin, les forums de l'association sont aujourd'hui quasiment abandonnés. Pensez-vous qu'il soit utile de les recréer? Vous pouvez répondre à cette question dans le groupe Facebook ou en nous contactant par courriel.

jeudi 15 juin 2017

Aux membres du GDiD...

Une information importante pour les membres du GDiD, ou ceux qui le deviendront bientôt, ou encore ceux qui le furent à une époque...

Nous rencontrons de gros problèmes techniques pour rénover totalement nos outils de communication. Nous vous demandons un peu de patience. Mais je vous assure que pour autant nous ne chômons pas pour repartir sur des bases de qualité. Et puis notre action associative est toujours en cours, nous avons par exemple récemment pris contact avec notre nouveau ministre.

Néanmoins vous savez ce qu'est cette période pour les Directrices et Directeurs d'école : nous sommes aux taquets dans nos classes comme dans nos bureaux. Alors quand on y ajoute un gros boulot bénévole de rénovation, et que certaines choses en plus se mettent en travers de notre chemin...

En plus il fait chaud !

Merci d'avance pour votre patience.
 
 

samedi 10 juin 2017

Des questions en suspens...

Spectacle de fin d'année hier en fin d'après-midi... C'est un peu le lot de l'école maternelle de proposer systématiquement en fin d'année scolaire une manifestation quelconque. Nous alternons depuis longtemps des formules différentes, afin de ne pas nous lasser - j'ai horreur de me répéter, et j'ai horreur des coutumes -. Il y a deux ans c'était un spectacle choral, l'an dernier une kermesse, cette année un spectacle dansé sur le thème de notre projet d'école...

Je l'avoue, je n'y ai pris aucun plaisir. Même le "pot" que nous avons offert ensuite aux familles, et le pique-nique qui a suivi, m'ont laissé indifférent. Cette année scolaire fut pour moi la pire depuis quinze ans. Nous le savons tous, chargés de classe à temps plein - c'est mon cas - ou non, il y a de bonnes promos, et d'autres qui nous laissent des souvenirs disons... mitigés.

Une charmante maman d'élève m'avait fort gentiment l'année dernière offert un cadre avec ceci:


Cela m'avait fait rire. Il est sur mon bureau et accueille les visiteurs. Le geste positif de cette maman m'avait requinqué et surtout montré qu'elle était consciente de mon implication dans l'école. Je sais que certains protesteront si j'écris que je considère mon métier de Directeur d'école comme une mission: mon école DOIT "tourner", je suis là pour alléger la tâche des enseignantes, pour qu'elles puissent travailler avec le maximum de sérénité, pour le bien de chacun de nos élèves. J'ai eu encore de forts compliments de la part d'une famille il y a trois jours lors d'une ESS pour mon rôle et mon accueil. Je l'en remercie vivement et je les prends, mais c'est en soi dans ma façon de considérer les choses une obligation, ou une nécessité, ou un devoir.

Je suis certain que dans le fond chaque Directrice ou Directeur a à cœur de s'impliquer au maximum pour que chaque enfant réussisse, pour que celui qui en a besoin puisse être au mieux accompagné dans les apprentissages, pour que l'école soit pour lui un refuge protégé des soucis familiaux, pour qu'il s'y sente bien et y grandisse comme y cultive sa propre personnalité. Je suis certain que chaque Directeur qui lira ce billet saura ce que je veux exprimer.

Mais les héros sont fatigués. Voire épuisés. Cette année aura vraiment été pour moi, lorsqu'elle sera terminée, une horreur.

Pourtant je suis aidé. Mon IEN qui soutient à fond ses Directrices et Directeurs a fait le maximum pour me décharger de mon temps de classe, surtout à la rentrée de 2017. Je lui en suis gré. Les enseignantes de l'école ont accepté sans sourciller et avec compétence les quelques délégations que je leur ai demandées. Nous savons dans l'équipe que nous pouvons compter les uns sur les autres, sans arrière-pensée ni récrimination. J'ai aussi une municipalité et des services périscolaires "en or" avec moi.

Mais je ne suis pas aidé. Par l’État évidemment. Plusieurs choses indisposent le vieux Directeur d'école: la stagnation de notre "statut" depuis désormais de longs mois; l'absence totale de référence à notre travail de la part du nouveau gouvernement depuis son installation, et je veux croire que les choses changeront après le 18 juin; l'absence totale de prise en compte des carrières longues (je suis entré dans le métier par l’École normale il y a 38 ans); l'absence totale de médecine du travail (pas de visite pour moi depuis... 1979!); l'indifférence à nos difficultés des strates administratives de l’Éducation nationale, qui ne se rappellent de notre présence que pour nous faire remplir des documents inutiles sur des serveurs académiques qui ne fonctionnent pas... Qui évoquait un "allègement" de nos tâches il y a quelques années? Je n'avais je crois jamais vu aussi bien illustré le freinage des quatre fers d'une administration qui n'a pas envie d'appliquer des consignes ministérielles. Quelques académies ont joué le jeu, je suppose que certains DASEN ont plus que d'autres conscience de notre importance...

J'avais cette année une classe difficile, compliquée à gérer, infernale dirai-je, avec tant d'individualités compliquées aux comportements et difficultés si diverses que j'aurai eu à batailler pied à pied depuis le 1er septembre jusqu'au 9 juillet. C'est épuisant d'être contraint à rester en permanence sur le qui-vive, sans pouvoir relâcher la tension ni l'attention. Avec l'âge mon corps a flanché plusieurs fois. Ajoutez-y ma lassitude, la motivation qui s'enfuit à tire-d'aile... J'ai fait mon boulot, mon double boulot en fait comme vous, je l'ai plutôt bien fait, mais je n'en peux plus.

Alors de quoi sera fait mon avenir? Je pourrais partir en retraite à la fin de l'année scolaire prochaine, mais avec une décote telle que l'idée d'avoir tant travaillé jusqu'ici pour ça me déprime encore plus. Il me faudra encore deux ou trois années supplémentaires. Mais dans quelles conditions? Le GDiD a repris contact avec notre nouveau ministre, mais quel cas celui-ci fera-t-il des Directeurs d'école? Notre statut changera-t-il? Nos conditions de travail, nos responsabilités, évolueront-elles? L'allègement de nos tâches deviendra-t-il réellement effectif? Verrons-nous enfin des établissements publics du 1er degré? Serons-nous ENFIN reconnus pleinement pour le travail remarquable que nous accomplissons malgré l'adversité? Autant de questions en suspens, qui attendent des réponses rapides. La balle est dans le camp du gouvernement, qui nous verra sinon rapidement tous "craquer" sur le champ de bataille...

mercredi 7 juin 2017

Les dirlos sont fatigués...

Le mois de juin est entamé... et le Directeur l'est bien aussi! Difficile de rester zen en ce moment. Comme vous c'est admissions, Conseil d'école, commandes, livrets divers numériques ou non, spectacle ou kermesse, etc. Sans parler des surprises : fermetures ou ouvertures, arrivée de nouvelles ou nouveaux collègues... Dur mois que ce mois de juin où il faut tout boucler, pour tout recommencer fin août si ce n'est plus tôt parce que personne n'est là pour faire le travail à notre place. Si encore cette dernière ligne droite n'était pas si tortueuse!


Effectivement, en dehors de nos lourdes tâches habituelles, le monde semble suspendu. Même le BO est vide, c'est dire! Pourtant nous attendons les circulaires qui permettront d'appliquer certains changements attendus, comme la "classe exceptionnelle" par exemple; le décret en est bien paru, mais quand pourrons-nous faire acte de candidature? Et de quelle façon?

Il faut nous faire une raison : il est peu probable que les textes paraissent prochainement. Outre les élections qui ne sont pas terminées (nous serons je crois tous contents d'en sortir), il semble que le Ministère ait d'autres priorités comme le dédoublement de certaines classes de CP ou l'aménagement des rythmes scolaires dans les communes intéressées. Gageons que les Directrices et les Directeurs d'école n'ont pas fini de travailler sur ces sujets, parce qu'il va certainement falloir dans beaucoup d'écoles réorganiser pas mal de choses, et il n'y a que nous qui puissions le faire, même si les médias qui parlent beaucoup des municipalités oublient totalement que ça va être à nous de trimer derrière. Eeeeh oui, chers collègues, vos tâches ne sont près de s'alléger!

Le GDiD vient de se rappeler au bon souvenir de notre nouveau Ministre, pour lui souhaiter la bienvenue et lui remettre en mémoire la question cruciale de la Direction d'école. Nous le savons tous, c'est nous qui faisons tourner nos écoles, personne d'autre. J'espère que le Ministère saura rapidement s'en souvenir.